Alphabétisation populaire
L’alphabétisation
populaire signifie l’adaptation de l’enseignement aux
besoins de l’individu. C’est considérer que la
personne a une expérience de vie, qu’elle a des savoirs
et du talent.
Nos
apprenants ont souvent vécu des échecs, de mauvaises
expériences ou des difficultés les empêchant de
poursuivre leurs études. Ils vivent donc des blocages générant
des craintes quant à leurs capacités à réussir.
Pour
les aider à poursuivre leur chemin, nous les accompagnons dans
la prise de conscience de leurs aptitudes et de leur capacité
d’exprimer leurs besoins en terme d’apprentissage. Nous
adaptons l’enseignement à l’individu ; ce qui signifie
le rendre plus pertinent, plus efficace afin que la personne en tire
un meilleur profit.
L’alphabétisation
populaire permet la prise de conscience du participant de sa place
dans la société et le développement de ses capacités
comme acteur social. L’apprenant peut donc s’exprimer,
faire des choix, revendiquer. Il peut aussi créer, avoir des
idées, les proposer, c'est-à-dire participer à
la société comme citoyen à part entière.
La
lutte contre l’analphabétisme, contre la pauvreté
et l’exclusion ont toujours été indissociables
en alphabétisation populaire. C’est en effet chez les
populations les plus pauvres que l’on retrouve la majorité
des personnes peu alphabétisées. Par ailleurs, le fait
d’être une personne peu alphabétisée constitue
un facteur de précarité à plusieurs niveaux :
face au travail, au niveau de la santé, vivant l’exclusion
sociale, etc.
L’analphabétisme
n’est pas un phénomène isolé. Il est lié
à la pauvreté, à la misère et à
l’exploitation. Il est d’ailleurs intéressant de
constater que, dans la plupart des pays, les cartes de l’analphabétisme
et de la pauvreté se superposent. Cela n’est évidemment
pas l’effet du hasard : l’analphabétisme est à
la fois un problème particulier et de société.